Description
L’auteur a retourné et exploré le phénomène sous toutes ses facettes. Il a décrit comment la corruption, synonyme de pourriture, s’insinue dans l’âme qu’elle ravage, puis la manière dont elle se dilate au niveau de la macro-structure de l’Etat. Comment elle s’entretient par des complicités et des protections réciproques, de l’agent avec sa hiérarchie, puis de celle-ci avec l’autre, jusqu’au sommet stratégique du réseau (chef suprême invisible, mystérieux, terrible). Cette phénoménologie, naturellement, n’a négligé ni les causes qui sont d’ordre socio-politique : les vides juridiques où s’engouffrent les sophismes de la mauvaise conscience ou l’indigence morale qui assimile l’avoir à l’être. «Avoir, c’est être et n’avoir pas, c’est n’être pas» ; ni les conséquences dont la pire est la «poétique de la corruption», à savoir cette magie qui consiste à transformer la médiocrité en l’excellence, les crétins en hommes de génie, et réciproquement. La moindre de ces conséquences n’est pas la débilité même de l’Etat corrompu. Les corrupteurs et corrompus avachis sont donc les vecteurs de la déchéance qui finira aussi par les emporter eux-mêmes. Ah, la ruse de la raison !





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