Description
A mesure que l’on lit vos poèmes à haute voix, on se rend à l’évidence que vous êtes davantage un poète auditif pour qui, rythme et amplitude du poème importent grandement ! Quelle est votre position la dessus ? Je suis un négro-africain qui adore le rythme, la cadence, la mélodie. Je ne suis pas un poète froid et mécaniste. Le poète Léopold Sédar Senghor disait : “Nous sommes les hommes de la danse, dont les pieds reprennent vigueur en frappant le sol dur”. Je suis un poète de l’oralité, de la parole scandée, chantée et rythmée. Quand un souvenir indélébile est incrusté dans ma mémoire, il me foudroie et m’inspire. Lorsque mon oncle maternel Samuel Ngbwa (ancien Délégué général à la sûreté nationale) s’est marié en 1958 d’avec Marie Ntimbane, mes tantes maternelles Fong chantaient et dansaient des “bibom” extraordinairement rythmés, scandés et psalmodiés. Ces belles mélodies sous-tendent artistiquement mes poèmes. Lorsque j’écris, je pense aux “bibom”, poèmes chantés et dansés, de mon terroir.





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